lundi 30 mars 2009
Brèves en bref
Ce midi j'ai pris en stop deux mecs (dont un japonais super sympa qui venait bosser un an en France). Le français me racontait qu'en fait il faisait du stop parce que les gendarmettes l'avaient arrêté pour perquisitionner sa caisse, comme ça pour rien. Ils ont trouvé deux mégots de bédos au fond de son cendrier: test urinaire (positif: forcément, le thc reste en moyenne 6 mois dans l'organisme) et retrait de permis pour 2 mois...
Y'a absolument rien qui prouve qu'il les a fumé mais bon... surtout que le test aurait été aussi positif si ça avait été son copilote qui avait fumé le hakik dans l'habitacle de la voiture vu qu'il aurait de ce fait inhalé la fumée mais bon...
Mais bon quoi!!! Y'a prime à chaque fois qu'on arrête quelqu'un et tous les coups sont bons, ma pauv' dame, c'est la crise!
A ma Colère
Je sais que tu veux seulement voler plus haut, plus loin, plus vite...
Je sais l'ivresse des vertiges, le cœur qui cogne d'être vivant...
Je sais comme c'est beau tout là haut, on survole tout
Et que tu ne vois pas de raison de rester au ras les pâquerettes
Prends ton temps amie, le ciel est infini
Prends ton temps amie, les étoiles que tu veux décrocher
Sont déjà... dans tes mains
Je sais que la vie est bien trop courte
Je sais que faut pas repousser à demain ce qu'on ne peut faire aujourd'hui
Je sais que tout donner de toi c'est là tout ton trésor
Et que tu vois pas où est l'erreur
Prends ton temps amie, le ciel est infini
Prends ton temps amie, le soleil que tu veux atteindre
Est déjà... dans ton coeur
Tu sais, rien ne presse, on t'a menti
Tu sais, ton mystère est ton meilleur ami
Tu sais, les voiles qui l'entourent sont autant de perches
Aux envies et désirs qui s'accrocheront à toi
Prends ton temps amie, le ciel est infini
Prends ton temps amie, et puis si la nuit tombe
Elle ne fera... que te rappeler le bonheur du jour
Vas-y, savoures les instants de plénitude
Vas-y, savoures qu'on te découvre
Vas-y, savoures ce que tu n'attendais pas
Et puis laisses-toi aller à aimer en grand
Prends ton temps amie, le ciel est infini
Prends ton temps amie, ton univers entier
Est déjà... infini
dimanche 29 mars 2009
Qui veut venir?
Si t'es la fée bucheronne et que tu sais faire chanter ta scie (option sérial killeuse non recevable),
Si t'es ingénieuse en sciences de maintien des clôtures option brande de bruyère et cannis ou presque (option can**is acceptée),
Si tu sais envoyer des pointes avec finesse que t'aies un gros marteau ou pas (option assomante s'abstenir),
Si tu rêves d'océans azurs mais que ton crédo c'est aussi la lasure (option peinturlureuse joyeusement accueillie)
Si vous vous reconnaissez un peu, beaucoup ou à la folie et que vous ne savez pas quoi faire entre le 4 et le 19 avril, vous êtes invitées chez l'Efle pour un super séjour ludique qui vaut plus qu'un clou: certes y'a un peu de taf mais ce n'est pas non plus les dix travaux d'Hercule et puis y'a surtout les à côtés: la recette des crêpes à Mémé, des coins inconnus des guides touristiques à découvrir, si vous venez les 10 et 11 avril, on peut même faire l'option festoch de miousik yakayalé, on peut également insérer une pêche à pied suivant les marées si ça vous dit... et puis y'a de la place pour loger du monde. Voilà! Des intéressées?
samedi 28 mars 2009
tristesse
Tout à l'heure il y'avait deux grands arc-en-ciel quand je suis sortie. Ca m'a surpris! Je l'ai reçu comme une flèche en plein coeur, là où c'est encore tout moeleux et émerveillé à la magie. J'ai eu envie de pleurer. J'ai eu envie de pleurer parce que d'habitude je me dis tout le temps que c'est un bon signe, et là... j'ai détourné les yeux parce que j'étais triste. Ce que j'ai horreur d'être triste.
Esclaves, levez-vous!!
La crise.
Je ne sais pas chez vous comment ça se concrétise, mais dans le monde cochonou, la crise se matérialise par une poussée accrue de cannibalisme. "mord avant qu'on te dévore tout cru". Ainsi dans les hautes sphères directionnelles, les entreprises se phagocytent les unes les autres avec une tension palpable: serons-nous là encore demain? Cette tension bien sûr retombe sur les chefs de région qui doivent sans arrêt rendre compte des résultats du secteur dont ils sont responsables. Mais pour rendre des comptes, il faut des arguments, et forcément, les arguments se sont les actes des hommes et femmes de terrain, en l'occurrence de votre humble Elfe, devenue élément central de l'investigation technique de tout un secteur et de ses commerciaux qui se doivent de ramener du tonnage d'aliment.
Sur le terrain, il y'a l'éleveur, le couteau sur la gorge depuis 2007 puisque le prix du porc a chuté et que le prix des céréales à la base de l'alimentation de ses bestiaux a flambé. Les banques ne sont plus aussi conciliantes, crise oblige, et l'éleveur se doit d'être ultra performant pour espérer passer cette crise. Léleveur fait donc jouer la concurrence auprès des commerciaux, et demande au technicien un aliment qui fait des miracles: les porcheries ont été construites lorsque les résultats techniques étaient modestes et le nombre de porcelets nés par truie était beaucoup plus faible que maintenant, résultat: la surcharge actuelle des animaux dans les bâtiments est telle que très néfaste sanitairement et certainement pas un facteur favorisant la croissance des animaux. Ainsi, finalement, l'éleveur nous demande en fait un aliment qui repousserait les murs. Impossible évidement, mais l'éleveur se soulage ainsi de son stress sur les technico-commerciaux.
Alors la crise... On en ressort quoi? Je pense que la crise ce sont de belles paroles dégoulinantes de bons sentiments d'entre-aide sauf que c'est toujours aux mêmes à qui on demande de faire toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite, pour rien, aucun respect en contre partie. C'est dingue hein, mais ça marche, parce que les gens sont culpabilisés quand ils sont débordés et plus ils se laissent déborder parce qu'on leur rajoute du boulot faute d'embaucher, plus ils se laissent humilier par leur bourreaux qui appuient vicieusement sur la peur de ne pas être à la hauteur et quand ça ne suffit pas, vont jusqu'à te rappeler que t'as bien de la chance d'avoir un boulot dans cette période de crise surtout quand tu ne viens pas du milieu (sic!! du cravateux à mon intention!!). Alors quoi? Faut se laisser faire? Se réveiller la nuit à cause du stress du boulot (c'est mon cas) ou se laisser ronger par l'ulcère (cas d'un collègue) sans rien dire? Ben... non. Une crise après tout, c'est crise, alors allons-y franco, et justement, titiller sur la peur pour maitriser les gens, moi ça me fait l'effet inverse, je m'insurge! J'ose espérer que je ne resterais pas la seule à m'insurger. Et puis... si je suis la seule, bah tant pis, ça ne m'arrêtera pas. Quand on se confronte tous les jours aux bouzeux, je crois qu'on peut se confronter après à n'importe qui d'autre.
jeudi 26 mars 2009
Moi moi moi!
En fait la confiance en soi, c'est se respecter et s'aimer soi-même, profondément.
lundi 23 mars 2009
rien que quelques grains
premier repas en terrasse
La grisaille peut bien revenir tiens! M'en fous! J'ai profité jusqu'aux derniers rayons de soleil en mangeant à midi sur le port de Douarnenez parce que j'ai réussi à choper in extremis la dernière petite table en terasse.
Je suis arrivée en même temps que deux nanas pour rafler les deux dernières places à l'endroit si convoité des reflets éblouissants de la grande bleue. Elles étaient belles ces goudous avec leur bébé. Surtout celle à l'irrésistible fossette au menton mettant de la gaieté sur son visage doux, d'une zénitude tellement attractivante. L'autre semblait triste, nostalgique. Ouais... L'attente était un peu longue alors j'ai passé un bon moment à inventer 30 scénarios de leur vie différents, j'aime bien, ça détend :o)
A ma droite y'avait, d'après ce que j'ai compris, deux collègues de travail qui jouissaient eux aussi des avantages du métier d'être sur la route pour profiter d'un tel moment de détente. En même temps ils devaient être mieux remboursés que moi: huîtres et vin blanc en apéro et crevettes en repas. Ils ont un peu parlé boulot et puis très vite des vacances. Un trip à moto jusqu'au sables d'olonnes pour la nana histoire de se retrouver avec son mec après une période semble-t-il délicate. Après j'ai zappé sur la table de l'autre côté...
A ma gauche donc y'avait madame Je, mais chiaaaaaaaaaaante comme c'est pas possib!!! Le pauvre mec... c'était un coup pour lui à virer copine sur le champ... enfin le port en l'occurence... Madame Je était une superbe brune de quarante ans à peu près, qui voulait lancer son affaire. Pour ma part, je me gaussais intérieurement, on se serait cru dans un film que j'ai vu y'a quelques temps (par contre je ne me rappelle plus lequel) où la nana rencontrait tout un tas de mecs pour à chaque fois leur déballer sa vie sans qu'ils ne puissent en placer une. Et si par malheur, ils osaient émettre l'ébauche d'une opinion, elle le prennait toujours comme une agression... mouhahaha!! C'était juste pareil!!
Et puis y'avait la serveuse, la mine renfrognée des plein mois d'août, faut dire, elle en a fait des kilomètres dans son service de midi... Le pari? Réussir à lui décoincer un sourire... pari raté... mais j'ai le temps d'ici le mois d'août <:o) En compensation c'est madame Je qui m'a dégaigné son plus beau sourire charmesque quand je me suis levée pour aller payer mon repas. Pourquoi les pires chiantes ont toujours un charme aussi ravageur *pensive*
dimanche 22 mars 2009
Goldfish memory
J'ai adoré ce film qui réussit à parler de la quête d'identité sans apposer d'étiquette, sans enfermer l'individu dans une case. Ce film, pour cette raison, aurait pu s'intituler "l'univers de tous les possibles". Mais au delà de ça, ce film, malgré sa simplicité apparente, traite d'un des sujets les plus compliqués de notre existence: la liberté dans son rapport avec l'autre. Il parle de la peur ancestrale de la perdre, de la volonté de toujours la gagner tout en se posant la question: jusqu'où est-ce que c'est possible de se sentir libre avec l'autre.
J'ai aimé chacun des personnages, ils reflètent tous une part de soi, révèlent divers nuances d'eux même selon le regard que l'autre veut bien lui porter.
Ainsi -phase1- ils sont repliés sur eux-mêmes, parce que non réceptifs à l'autre. Avares de leur propre liberté, mais en fait asservis de leur peur de perdre cette liberté. Autant dire qu'ils sont pieds et mains liés.
-phase2- ils sont en souffrance, quand l'autre n'est -à l'inverse- pas du tout, ou pire, plus du tout réceptif. L'expérience est pourtant des plus enrichissante, parce qu'elle apprend qu'aimer est une liberté, une liberté si grande qu'on a l'impression de mourir quand on la perd.
Enfin -phase3- ils deviennent beaux quand chacun devient réceptif à l'autre tout en restant créatifs l'un pour l'autre. Liberté d'aimer, de se disputer, de se réconcilier, de partager, de se compléter, de se découvrir, de se surprendre... liberté d'être et de s'épanouir, se surprendre soi-même, se découvrir et se dépasser soi-même.
Ainsi d'un groupe de personnages ayant chacun leur propre identité, tous individuellement autant attirants les uns que les autres, au delà des étiquettes d'un mode ou un autre de sexualité, les couples, se font et se défont, parfois se refondent... les personnages toujours plus vrais dans leur quête d'identité propre, et finalement plus libres dans leur rapport à l'autre. J'aime bien cette vision des choses. On a tous comme des lampes d'aladin au fond de nous qui ne demandent qu'à se faire frotter jusqu'à ce que ça brille. Parfois ça arrive, ça brille à la caresse d'un regard ou d'un sourire... parfois... question de déphasage ou d'indifférence aux tentatives ratées de faire briller la lampe... on shoote dedans... <:o) Ainsi va la vie...
samedi 21 mars 2009
L'Elfe Bricoleuz
Ouais aujourd'hui j'avais revêtu ma tenue bombasse d'Elfe Bricoleuz. La mission: isoler la terrasse des yeux inquisiteurs des voisins pour pouvoir me bleuiser en toute quiétude quelque soit ma tenue, ou absence de tenue. Le deal: max de reccup' / budget minimum.
Pour l'instant, j'ai dépensé 11€ pour 5 poteaux en bois. J'ai donc emprunté la masse du voisin pour les enfoncer: ça défoule grave!! Jamais je n'avais joué de la masse héhé! Ensuite j'ai donné du marteau pour combler le premier petit côté avec les chutes de ma table de cuisine, alias, 9 petites planchettes avec 5 cm d'écart entre elles, pour un style aéré qui en jette!
Ensuite, j'avais 3 immenses planches trouvées à la grève, y'en a pas une qui se ressemble... sauf la longueur à la rigueur... Mais que celà ne tienne, après moultes hésitations, je me suis attaquée au côté gauche de la terrasse: j'ai tapé du marteau, scié et bricolé un cadre avec. Et là!!! D'un coup, j'ai eu l'idée de recycler mes branchages des tailles du camélia et du mimosa. Et hop! J'ai commencé à les clouter un à un sur mon cadre style haie de cannis sauf que là au moins, c'est du costaud!! Et avec les tempêtes qu'il y'a ici, faut un truc qui tienne la route!! Le rendu est plutôt super tendance, sans me vanter... C'est beauuuu: l'enchevêtrement des bois clairs du camélia et du bois rouge sombre du mimosa, c'est franchement chouette chouette!! D'ailleurs, mes voisines goudous sont même venues voir à grands coups de "Ooooh, c'est beauuu!!!" et de bisous (hé ouais... la classe!!) Bon... faut croire que ça m'a déconcentrée parce que c'est juste après que je me suis ouvert le doigt, mais arf, un seul pansement pour tout ça, c'est quand même pas mal!!
C'est loin d'être fini, mais je sais maintenant ce que je vais faire pendant mes vacances entre quelques coups de rames sur mon canoé.... Comme ça, ben après, toutes les goudous viendront m'embrasser pour voir ma super terrasse ;op








